La méthode s'exécute avec une disposition particulière des doigts de la main du thérapeute. Le geste qui est utlisé est la Pression Digitale Doigts Ecartés (PDDE). Elaboré par Jean-Pierre Schiltz en 1989, puis déposé en 1995 au rang des minutes de Maître Christian Maréchal, Notaire associé de la SCP - 54, avenue Victor Hugo - 75116 Paris, le concept a fait l'objet en 1999 d'une soutenance au CHU de Montpellier en vue de l'obtention du DU de pathologie lymphatique.

Depuis 1989 Jean-pierre Schiltz a mis au point différents protocoles de traitements, en fonction de la nature et du lieu de l'œdème. Cette thérapie manuelle est destinée en première intention aux œdèmes mais également aux différentes pathologies du muscle et du système nerveux végétatif. Le concept étant récent, la formation s’affiche avec un esprit d’ouverture et de recherche.

Peu avant son décès, JP Schiltz, a formé un noyau de kinésithérapeutes enseignants, chargés de pérenniser son travail et l’ enseignement de sa méthode.

Au terme de la l'action de formation qui s’adresse aux Masseurs-kinésithérapeutes diplômés d'Etat mais également aux Physiothérapeutes étrangers, un certificat de fin de stage est remis aux stagiaires leur permettant en fonction des connaissances acquises, de pratiquer à des fins thérapeutiques et esthétiques, la technique (PDDE).

Le concept de la stimulation manuelle veino-lymphatique par Pression Digitale Doigts Ecartés (PDDE), tient compte de l’anatomie des systèmes veino-lymphatiques mais également des effets biomécaniques observés au niveau de la peau lors des mouvements du corps. Cette méthode de massage a pour objectif de mobiliser la peau et tout ce qu'elle contient.
Avec une superficie d’environ 2m², pour un poids moyen de 3kg, la peau représente le compartiment le plus volumineux de notre organisme.

La peau est le siège de nombreuses interactions physiologiques qui participent ainsi à son équilibre, et à l'homéostasie.
Une température corporelle de 37°c est nécessaire à la vie de l'Homme. La peau, qui se situe à l'interface des mondes intérieur et extérieur du corps humain, assume ainsi les tous premiers rôles : de protection, de thermorégulation et de maintien de cette constante biologique.
La peau, au niveau du derme présente un réseau microcirculatoire dense, on y trouve également de nombreux récepteurs sensitifs, notamment des fibres appartenant au système nerveux végétatif.
Toucher la peau, c'est toucher l'ensemble des éléments qui la constituent.

 

Lors d'un traitement par massage à visée circulatoire, vouloir agir spécifiquement sur un vaisseau (lymphatique ou sanguin), est une démarche difficile, voire impossible dans la réalité. Sur le vivant, toucher la peau revient à exercer une pression sur l'ensemble des vaisseaux de la microcirculation et activer par la même occasion l'ensemble des mécano-récepteurs situés dans le derme. Nous occasionnons ainsi et sans pouvoir les contrôler, des effets mécaniques aux conséquences physiologiques. De nombreuses méthodes ont été élaborées à partir de l'observation des vaisseaux lymphatiques à partir du cadavre ; sur le vivant l'unité microcirculatoire est fonctionnelle. La méthode PDDE qui tient compte de cette notion est plus globaliste mais se pratique selon un protocole bien particulier. Cette méthode qui est enseignée par des formateurs agréés, se décompose en deux parties : théorie et pratique. Lors des travaux pratiques (TP), la participation à ces TP, de sujets porteurs de troubles veino-lymphatiques, permettra aux stagiaires d'être en situation et de concrétiser les différentes indications thérapeutiques de la méthode.

Aperçu du positionnement des doigts :